Archive pour la catégorie ‘France’

Non au stockage du CO2 à Jurançon !

19 août 2011

Avec des financements publics, notamment de l’ADEME, Total expérimente le captage et stockage de 120 000 tonnes carbone (CSC) dans le Béarn, entre Lacq et Jurançon, en zone sismique et au coeur du vignoble. Le Béarn est en train d’être transformé en poubelle de Co2. Présentée comme solution aux dérèglements climatiques, l’enfouissement du CO2 revient à essayer de cacher (pour combien de temps ?) des émissions bien réelles. Ce n’est pas une technique permettant de réduire les émissions. Technique non maîtrisée, personne ne sait dire aujourd’hui ce que va devenir ce gaz enfoui.

Le collectif Climat de Pau (le COCLIPAU) vient de publier une lettre que tout un-e chacun-e peut envoyer au président du Parlement Européen pour demander l’arrêt immédiat des travaux, en rappelant que les trois autres projets expérimentaux menés aux Etats-Unis, Allemagne et Pays-Bas ont été stoppés. Projet expérimental qui verra le désengagement de Total une fois l’enfouissement réalisé, à compter de 2013.

Pour télécharger la lettre, cliquez ici.

Pour aller plus loin :
- article de Bastamag : Après les gaz de schiste, Total expérimente l’enfouissement industriel de CO2…
- site d’information : http://co2.jurancon.blog.free.fr/
- le site du collectif Coclipau : http://coclipau.free.fr

L’aéroport de Notre-Dame des Landes devient enjeu national

11 juillet 2011

Notre Dame des Landes, un choix climatique, un choix de société : Résistance au projet de nouvel aéroport ! C’est sous cette bannière que les 8, 9 et 10 juillet, des milliers de jeunes et moins jeunes, riverain-e-s ou venu-e-s de plus loin, activistes ou simple-s citoyen-ne-s, se sont réunis sur quelques-uns des champs de bocage convoités par Vinci pour construire un aéroport qui n’a aucun sens.

« Vinci dégage », exprimait l’immense fresque humaine de ce dimanche matin. Sans appel. « Nous ne lâcherons rien », repris en cœur suite à un concert de HK et les Saltimbanks, témoigne de la détermination et la force collective qui ressort de ce rassemblement diablement bien organisé et bien mené.

Fresque humaine "Vinci dégage" !© André Bocquel

Ayant obtenu une concession de 55 ans et des financements publics importants pour la construction et l’entretien de ce futur aéroport, Vinci fait du greenwashing. Les promesse de « développement durable » ou de « haute qualité environnementale » ne masquent pas les aberrations écologiques, sociales et économiques d’un tel projet. Plus de 2000 ha de terrains agricoles sacrifiés au moment où il faudrait rapprocher les zones de production maraichère des grands centres urbains. Parier sur la croissance du transport aérien alors que la France et l’Europe devraient diminuer leurs émissions de GES de 40 % d’ici 2020 et 95 % d’ici 2050 pourrait être risible si des centaines de millions de personnes de par le monde ne supportaient pas déjà les conséquences des dérèglements climatiques. Au détriment de leur vie.

Face au pillage des ressources naturelles de la planète pour satisfaire des modes de vie insoutenables, il est proposé un partage égalitaire dans l’espace, avec les populations les plus démunies, et dans le temps, avec les générations futures, des matières premières, notamment non-renouvelables, auxquelles il est possible d’accéder. Le tout en préservant les écosystèmes.

Comme cela a été dit tout au long du week-end de mobilisations contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes, “obtenir l’abandon de ce projet c’est ouvrir la voie à d’autres victoires et s’engager vers d’autres modes de production, de consommation, de transport“. Projet du siècle passé, rejeté pendant 40 ans par des riverains et citoyen-ne-s de tout horizon, l’aéroport de Notre-Dame des Landes est devenu, en l’espace d’un week-end, un conflit politique national que nul ne pourra plus ignorer.

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Pour aller plus loin :

Gaz et huiles de schiste : une loi qui ne retire pas les permis

27 juin 2011

La coordination nationale des collectifs anti-gaz et huiles de schiste déplore que la loi votée le 21 juin ne réponde pas “à ses attentes“. Elle exige que “le gouvernement retire les permis de recherche exclusif, instruits et délivrés dans la plus grande discrétion“. La coordination rappelle que “l’interdiction de l’exploration, et de  l’exploitation, y compris dans le cadre de l’expérimentation, des hydrocarbures compris dans la roche mère” est la revendication commune de tous les collectifs citoyens.

Retrouver le communiqué de la coordination ici.

Pour rejoindre ou contacter un collectif, en voici la carte où leurs coordonnées sont disponibles.

11 juin, manifestation internationale contre le nucléaire

7 juin 2011

Manifestation pour sortir du nucléaire

à Paris, le samedi 11 juin à 14h30,
à l’appel de la société civile japonaise
pour une journée d’action internationale.

Le 11 juin 2011, trois mois se seront écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la pollution continue. Des substances hautement radioactives se déversent toujours dans l’air et dans l’océan. Sortir du Nucléaire Paris, Attac France et Echo Echanges ONG France Japon se joignent pour inviter les citoyens, associations, syndicats et partis politiques à protester contre l’industrie nucléaire et ses mensonges couverts par les autorités, et demander la sortie du nucléaire. La manifestation partira à 14h30 de la Place de la République pour rejoindre l’Hôtel de Ville. La deuxième partie de l’événement commencera à 16h sur le Parvis où des prises de paroles et des concerts se succèderont. L’événement prendra fin à 20h après un concert final.

En France, une catastrophe peut survenir à chaque instant. Alors que les principaux arguments pro-nucléaires sont contredits par la réalité et que les avantages du nucléaire sont illusoires, le gouvernement français continue de faire courir un risque insensé à la population. Pourtant, les scénarios de sortie exploitant les énergies renouvelables existent. Il suffit d’une volonté politique, à l’instar d’autre pays européens tels l’Allemagne ou la Suisse, pour les mettre en œuvre et créer par la même occasion de nombreux emplois non délocalisables. En s’entêtant, les autorités nationales compromettent notre avenir en faisant le choix passéiste d’une industrie dangereuse, déjà obsolète, et socialement très coûteuse.

Cette manifestation sera l’occasion d’exiger des pouvoirs publics l’établissement de procédures démocratiques associant syndicats et organisations citoyennes pour la définition du programme de fermeture progressive des centrales et de leur démantèlement.

Signataires et tract disponibles ici.


Gaz de schiste : “une petite loi”

18 mai 2011

Le 11 mai dernier, l’Assemblée Nationale a voté une loi qui n’abroge pas les permis délivrés et qui autorise la fracturation hydraulique pour l’expérimentation. Raison pour laquelle la coordination nationale des collectifs contre les gaz et huiles de schiste considèrent que cette loi est une “petite loi et “appelle à la poursuite et à l’amplification de la mobilisation des citoyens et des élus locaux” pour obtenir l’abrogation des permis.

Retrouver le communiqué de la coordination ici.

Pour rejoindre ou contacter un collectif, en voici la carte où leurs coordonnées sont disponibles.

Gaz et huiles de schiste : trois journées de mobilisation !

13 avril 2011

Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,

Les collectifs contre les explorations de gaz et d’huile de schiste annoncent trois jours de mobilisations contre les prospections

La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.

Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l’examen en urgence d’un projet de loi.

Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l’abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l’abandon de tous les permis en attente de signature.

Le weekend des 15, 16 et 17 avril sera l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste.

Les dates et lieux des mobilisations en France sont consultables ici.

La carte des mobilisations est ici.

 

Capitalisme, par où la sortie ? forum de Bizi !

12 avril 2011

Du 15 avril au 1er mai, Bizi ! organise un forum itinérant (Hasparren, Espelette, Hendaye, Bayonne, Mauléon) intitulé “Capitalisme par où la sortie”. Conférences, projections, soirées, manifestation festive le 1er mai mettront en débat et en lien mobilisations concrètes, alternatives et réflexions sur la signification et les voies de sortie du capitalisme vers une société démocratique, juste socialement et soutenable sur le plan écologique. Parmi les invités, Gus Massiah, José Bové ou Paul Ariès.

Le programme et toutes les informations pratiques sont accessibles ici.

« No gazaran » : la mobilisation contre les gaz de schiste s’amplifie

1 mars 2011

De 10000 à 20000 personnes ont manifesté le 26 février à Villeneuve-de-Berg (Ardèche). Deux mois à peine après les premières réunions d’information, c’est une foule impressionnante qui s’est déplacée pour la première manifestation nationale contre l’exploitation du gaz de schiste. Ni dans le sud-Ardèche, ni ailleurs. « No gazaran », « Pas la peine d’in-schister », « Sarko-schiste, dégage ! », « Que ma montagne est belle sans gaz de schiste » sont quelques-uns des slogans lancés lors de ce rassemblement haut en couleur.

La mobilisation contre l’extraction du gaz de schiste prend de l’ampleur, et la résistance s’organise : actions non-violentes, procédures juridiques pour annuler les permis d’exploration, campement sur les sites concernés et grand rassemblement citoyen sont en projet. Avec un objectif : au-delà des problèmes posés par le gaz de schiste, engager un débat sur l’avenir énergétique de nos sociétés.

Reportages plus complets :

Pétition à signer : Gaz de schiste, non merci !

Gasland à visionner : ici.

Gaz de schiste non merci !

23 janvier 2011

Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français  a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste. Pour ce qui concerne le gaz de schiste, trois permis d’exploration ont été délivrés en mars dernier par le ministère de l’Environnement. Ces trois permis dits de Montélimar, Nant (dans l’Aveyron) et Villeneuve-de-Berg (dans l’Ardèche), offrent un terrain de prospection de plus de 9.600 km² des entreprises comme Total ou Schuepbach Energy. Par ailleurs, l’entreprise Toréador dispose de permis d’exploration de pétrole de schiste en Seine-et-Marne, sur une surface de 420.000 hectares.

Le gaz de schiste est du gaz naturel enfermé en petite quantité dans des schistes, roches et sédiments argileux. La hausse du prix des hydrocarbures a rendu son exploitation rentable. Pour être extrait, ce gaz nécessite l’utilisation de deux techniques : le forage horizontal et la fracturation hydraulique. Au bout d’un puits vertical, le forage devient horizontal. De grandes quantités d’eaux, entre 15000 et 20000 m3, agrémentées de très nombreux produits chimiques et de sable, doivent être injectées pour disloquer la roche et libérer ainsi le gaz, ensuite récupéré. A la surface, ce sont des centaines de camions-citerne pour acheminer l’eau ou évacuer le gas qui transitent quotidiennement sur des routes élargies ou nouvellement construites. (plus de précisions ici ou ici)

Parfois présenté comme l’après-pétrole, les gaz de schiste ont profondément transformé la situation énergétique des Etats-Unis. Mais après dix ans d’extraction, y sont observées des pollutions massives de nappes phréatiques et de l’air et destruction des paysages et de milieux naturels en raison des très nombreux puits forés, etc. (voir ici pour les risques). Raisons pour lesquelles une pétition a été lancée pour exiger un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français :

Voici la carte nationale des collectifs contre les gaz et huiles de schiste.

Retour sur Cancon

6 décembre 2010

Dans le cadre de l’appel du mouvement paysan international « Via Campesina » visant à organiser «Mille Cancún» dans le monde, un rassemblement citoyen a été organisé le samedi 4 décembre à Cancon, dans le Lot-et-Garonne, avec au programme tables rondes et un village alternatif présentant les alternatives concrètes. Retours sur l’initiative :


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