Archive de la catégorie «France»

Conférence de Sarkozy sur les forêts : mise en scène et fausses solutions sont au programme.

mars 10, 2010

Quelques jours après avoir flatté l’agrobusiness au salon de l’agriculture[1], Nicolas Sarkozy relance sa diplomatie climatique hasardeuse[2] par une mise en scène peu crédible. Il a convoqué une « conférence internationale sur les grands bassins forestiers » ce jeudi 11 mars à Paris, en dehors de tout cadre onusien de négociations. S’appuyant officiellement sur « les avancées obtenues à Copenhague », cette conférence a pour objectif de concrétiser les « financements et actions précoces du programme REDD+ » (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), mais aussi les modes de « gouvernance » de ce mécanisme. S’appuyant sur une supposée « expertise forestière française » (sic[3]), Nicolas Sarkozy fait miroiter aux 25 ministres de l’environnement issus des principaux bassins forestiers (Bassin du Congo, de l’Amazonie, d’Amérique centrale et d’Indonésie) des financements rapides et significatifs, transformant, par effet d’aubaine, les forêts primaires restantes en véritable manne financière.

La déforestation comptant pour au moins 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), il est urgent et souhaitable d’aider les pays en développement à protéger leurs forêts primaires et à réduire les émissions causées par le déboisement. Néanmoins ce soutien ne peut se faire à n’importe quelle condition et il doit respecter certains principes élémentaires :

-         les plantations nouvelles doivent être exclues : les forêts tropicales stockent cinq fois plus de carbone que les plantations et constituent des réserves de biodiversité irremplaçables ;

-         les droits des populations vivant des forêts et/ou dans les forêts doivent être respectés, ce qui n’est généralement pas le cas avec les projets de conservation forestière, qui plus est lorsqu’ils sont financés par les pays développés ;

-         aucune compensation et création de droits d’émission ne doivent voir le jour en contrepartie de financements internationaux : les pays du Nord ne doivent pas pouvoir échanger leur pollution réelle contre celle, virtuelle, des pays du Sud, en finançant leur programme de lutte contre la déforestation ; le développement de la finance carbone que susciterait la généralisation de ces droits d’émission, simple effet d’aubaine pour des intérêts financiers délégitimés, est dangereuse et inefficace ;

Les forêts ne sont pas que des puits à carbone. La déforestation ne peut donc se réduire à une question monétaire. Enrichissant des potentats locaux bien souvent soutenus par d’anciens pays colonisateurs, elle met d’immenses territoires au service de l’économie mondialisée pour répondre à l’explosion de la demande de viande industrielle, de soja pour le bétail, de bois précieux, d’huile de palme destinée aux agrocarburants etc…

Stopper la déforestation et entrevoir une véritable régulation des forêts respectueuse des droits des populations n’est possible qu’à condition que ces dernières soient associées aux décisions et que les négociations aient lieu dans un cadre international multilatéral transparent. En excluant toute présence d’ONG ou associations et en envisageant la création d’un « secrétariat » pour gérer ces aides financières en dehors de l’ONU, Nicolas Sarkozy et le gouvernement français continuent de mener une diplomatie climatique parallèle inefficace et dangereuse que nous ne pouvons que dénoncer.

Voir également le communiqué d’Attac France ici.


[1] En visite au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy s’est fendu d’un mémorable « toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire ».

[2] Déjà avant Copenhague, Sarkozy et Borloo avaient sillonnait l’Afrique et l’Asie avec leur fameux plan « Justice Climat » qui n’avait rien de juste et qui, hors la mise en scène d’une diplomatie climatique hors ONU, n’a en rien fait avancer les négociations.

[3] La France a joué un grand rôle dans la déforestation d’une grande part de l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire qui en pait encore le prix aujourd’hui.

Retours sur la rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

février 11, 2010

Organisée le 6 février, cette rencontre (programme en version .pdf ici), a été introduite par la contribution du collectif national en.pdf ici. Vous trouverez ci-dessous et en .pdf ici une synthèse de cette journée.

Une vidéo réalisée par le site www.bastamag.net résume en 10 minutes les contenus de cette riche journée de débats :

Les synthèses des trois ateliers sont accessibles ici pour celui portant sur finance et fiscalité écologique, ici pour celui sur les mobilisations et alternatives dans les villes et territoires et ici pour l’atelier animation et construction du collectif et du réseau UCJ.

Des contributions rédigées par Bizi! en .pdf ici et le NPA en .pdf ici sont également disponibles. Ainsi qu’un article du Monde ici en .pdf

Après l’échec du sommet de Copenhague, les mobilisations pour la justice climatique continuent

La première rencontre nationale du 6 février 2010 initiée par le collectif Urgence climatique Justice sociale (http://climatjustice.org) a été un succès en réunissant plus de 120 participants. Associant des collectifs locaux, des associations, des syndicats et des partis politiques, cette rencontre a permis de tirer un bilan de l’échec des négociations de Copenhague et d’envisager les suites des mobilisations. Pour devenir une question véritablement populaire, les alternatives à la crise climatique doivent chercher à résoudre la crise sociale, en traitant notamment la question de l’emploi, et garantir l’égalité sociale, entre le Nord et le Sud, mais également au sein des sociétés des pays développés. Par ailleurs, pour s’élargir, le mouvement doit intégrer de nouveaux acteurs, notamment les organisations syndicales ou des associations pas nécessairement environnementales.

La rencontre du 6 février a permis de dégager des axes communs qu’il s’agit d’enrichir dans les semaines et mois à venir :

-       Le marché européen des droits d’émissions de gaz à effet de serre a montré son inefficacité : instabilité, spéculation, effets d’aubaine pour les industriels et les marchés financiers ; nous refusons de confier aux marchés financiers la régulation du climat et exigeons des réductions fermes et domestiques de GES. Sur le plan des financements internationaux, nous soutenons les propositions pour des taxations internationales sur les transactions financières, les transports internationaux, etc… ;

-         La mise en œuvre de politiques climatiques ambitieuses nécessite de nouveaux types de financements. Si une refonte de la fiscalité est nécessaire, ses objectifs environnementaux doivent s’articuler à une logique de justice sociale, ce qui passe par de nouvelles taxations sur les premiers responsables des émissions de GES.

-         Les politiques climatiques ne dépendent pas seulement des négociations internationales, et doivent s’appuyer sur les mesures locales, régionales et nationales. C’est la cohérence qui doit guider l’articulation de ces différentes échelles d’intervention. Les luttes touchant à l’aménagement du territoire et aux transports, à la relocalisation de l’économie, aux alternatives en matière de production et d’échanges, dessinent, à partir de situations locales, une logique alternative globale.

-         Aucun changement ne sera possible sans inverser les rapports de force, et donc sans mobilisation des mouvements sociaux et environnementaux. Dans les mois à venir, la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère, en avril à Cochabamba (Bolivie) est à suivre avec attention comme une étape de la construction d’un véritable rapport de force international pour la justice climatique. En Europe, le sommet de Bonn en juin peut être le lieu d’une nouvelle mobilisation, afin de ne pas laisser le climat dans les mains des gouvernements et des lobbys industriels.

-         Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale favorisera toutes les initiatives allant dans ce sens ; il se fera le relais des initiatives locales et participera à la coordination des luttes qui visent une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat actuels ; au niveau international il contribuera à la construction de la coalition Climate Justice Now (www.climate-justice-now.org).

Changeons le monde, pas le climat !

« finance et fiscalité écologique » est

Des mobilisations pour le climat et la justice sociale…

février 9, 2010

A se focaliser sur l’échec de Copenhague et l’enlisement des négociations officielles dans le cadre de l’ONU, Sarkozy et son gouvernement tentent de se dédouaner de leurs propres responsabilités. Responsabilités dans leur diplomatie du climat parallèle complètement improductive. Responsabilités dans l’incapacité de l’Union Européenne à s’engager à la hauteur des enjeux. Responsabilités également dans les politiques nationales qui vont à l’encontre de la régulation du climat et de la protection de l’environnement, malgré les effets de manche du Grenelle.

Face à ces politiques, les mobilisations se multiplient et dénoncent de fait ce double discours.

Sauver le fret

C’est tout d’abord un appel (voir ici) lancé par des syndicats, associations et partis politiques qui vise à « construire les mobilisations populaires pour une politique des transports de marchandises vraiment écologique et sociale » alors que le gouvernement cautionne le démantèlement du fret ferroviaire organisé par la SNCF. A l’inverse, il s’agirait de « sauvegarder d’abord, développer ensuite, un bien public indispensable à une politique des transports radicalement nouvelle qui réponde aux besoins des populations, garantisse des conditions sociales correctes aux salariés du secteur des transports et participe au maintien ou à l’instauration d’une qualité de vie satisfaisante« . Des actions sont à venir.

Comme celle prise par Bizi!, la CGT et le CADE au pays basque qui ont mobilisé (die-in puis conférence – voir ici) plusieurs centaines de personnes samedi 6 février après-midi sur Bayonne pour protester contre la mort du wagon isolé et le démantèlement d’une partie importante du Fret ferroviaire.

Pour une agriculture durable

Le même jour, Bizi! soutenait, par une chaîne humaine de 700 à 800 personnes – reliant la maison natale de René Cassin, père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à la sous-préfecture de Bayonne – pour réclamer le respect de la liberté d’association, garantie par l’article 20 de la DUDH, et soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, association qui milite pour une agriculture paysanne, juste et durable et qui est victime depuis plus de 5 ans d’un harcèlement ubuesque de la part des pouvoirs publics et du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Plus d’infos ici.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : « Sortons d’un projet sans avenir »

Du 1er au 6 mars, c’est un tour de la Région des Pays de la Loire en tracteurs et vélos qui sera organisé pour informer et interpeller la population sur l’aberration du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. . Une manifestation sera organisée à Nantes le samedi 6 mars à 14h pour l’arrivée des participants. Plus d’infos sur le tract ici en .pdf.

Plans Climat Energie Citoyens

Par ailleurs, les expériences de rédaction de Plans Climat Energie Citoyens se multiplient : après le travail de Virage Energie Nord-pas-de-Calais (voir ici la prochaine initiative des 12 et 13 fév.), c’est au tour de Virage Energie-Climat Pays de la Loire (voir ici) et bientôt en Ile-de-France. Participant au renforcement de l’expertise citoyenne et militante, ces initiatives donnent des armes aux mobilisations locales pour une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat.

Après l’abandon du projet de circuit de Formule1 en région Ile-de-France, d’autres victoires sont possibles.

Mobilisons les énergies nécessaires pour construire l’autre monde dont nous avons besoin.

La planète brule, assez de mots, des actes !

janvier 26, 2010

CP du 26 janvier, dispo ici .pdf.

Le collectif UCJS réclame que la France et l’Union européenne s’engagent immédiatement à réduire de façon domestique  leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 de 40 % par rapport à 1990!

A Copenhague la séance plénière finale de la conférence sur le climat s’est bornée à prendre « note » d’un document non contraignant juridiquement. Ce texte n’impose pas aux Etats des engagements contractuels prenant le relais de ceux adoptés dans le cadre de Kyoto, qui expirent en 2012. Ce texte prévoit que pour le 31 janvier au plus tard les pays riches doivent annoncer leurs promesses de diminution d’émissions de gaz à effets de serre (GES) et les pays en développement « les actions de limitation » leur permettant de ralentir la croissance de leurs émissions.

Il ne serait pas admissible que l’Union européenne ne propose une réduction de ses émissions que de 20% d’ici 2020, abandonnant même la baisse un temps envisagée de 30%.

L’Union européenne a signé le document final, qui indique que « la hausse des températures mondiales doit être inférieure à 2°C » en 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle. Or pour atteindre cet objectif, qui pourtant condamnera les pays africains subsahariens à une diminution encore plus dramatique des moussons, les petites îles d’Océanie et les plaines côtières du continent indien à être submergées par la montée des océans, le GIEC pose comme nécessaire une réduction de 40% des émissions d’ici 2020.

Le collectif UCJS poursuit la construction d’un véritable mouvement citoyen, qui lie l’urgence climatique à la justice sociale et qui exige un accord international négocié au sein de l’ONU à la hauteur de l’urgence climatique. Mais la pusillanimité et l’impuissance des gouvernements rendent d’autant plus nécessaires les mobilisations locales et les alternatives concrètes et immédiates. C’est pour en débattre, qu’il appelle à une rencontre nationale le samedi 6 février à Paris, 12 rue Cabanis à partir de 9h30 (programme ici).

du 5 au 12 Décembre, tous dans la rue !

décembre 7, 2009

Photo Sophie Chapelle

Le 5 décembre, pour réclamer un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, des flash-mob ont été organisées un peu partout en France : Amiens, Angers, Bayonne, Bordeaux, Chambéry, Limoges, Marseille, Nancy, Nantes, Pau, Perpignan, Reims, Paris, Toulouse…

A Paris, ça s’est prolongé par des prises de parole d’internationaux des mouvements écologistes et sociaux du Sud, par le déploiement du patchwork « changeons le système pas le climat » des Amis de la Terre puis par une participation à la manifestation des chômeurs, précaires et licenciés…car sans justice sociale, il n’y aura pas de véritables solutions aux enjeux climatiques et environnementaux. Et c’est derrière notre banderole Urgence Climatique Justice Sociale que nos ami-e-s internationaux ont défilé, accompagné de nombreux militant-e-s du collectif, au rythme de chansons africaines ou philippines, de slogans sud-américains ou indiens.

Photo Benjamin Zylberstein

Convaincus qu’il n’y aura pas d’accord climatiquement efficace et juste socialement sans une immense pression populaire, les collectifs locaux ont prévu de remettre le couvert samedi 12 décembre en écho à la manifestation internationale de Copenhague. Aix-en-Provence, Amiens, Angers, Bayonne, Bordeaux, Briançon, Caen, Evreux, Clermont-Ferrand, Grenoble, La Rochelle, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes (action sur la tour de Bretagne), Perpignan, Royan, St Nazaire, Toulouse…les initiatives vont se multiplier. Tous les détails ici.

La droite sarkozyste n’en a pas moins perdu ses mauvaises habitudes. Ainsi, après une journée de mobilisations bien réussies à Bayonne – voir le CP de Bizi! – des drapeaux aux couleurs de l’association et exigeant un accord contraignant avaient fleuri aux balcons. Ce lundi 7 déc, jour d’ouverture du sommet de Copenhague, le maire UMP de la ville a mobilisé les services de la mairie pour faire enlever, contre l’avis des habitants, les banderoles et autres affichettes. Comme le dit Bizi! , « ce geste ahurissant montre à quel point, entre les appels à la mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique de Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo (président du Parti Radical dont Jean Grenet est le représentant Bayonnais), et la réalité de leurs politiques quotidiennes et concrètes, le décalage est grand« . Voir leur communiqué.

Ce geste ahurissant montre à quel point, entre les appels à la mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique de Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo (président du Parti Radical dont Jean Grenet est le représentant Bayonnais), et la réalité de leurs politiques quotidiennes et concrètes, le décalage est grand.

Caravane pour le climat et la Justice Sociale

décembre 6, 2009

Etape parisienne de Caravane pour le Climat et la Justice Sociale

A l’occasion du sommet de l’OMC à Genève et le Sommet du Climat à Copenhague une caravane composée de trente-cinq représentants de mouvements sociaux du Sud, interpelle les pouvoirs publics et les citoyens sur le changement climatique et les conséquences de la libéralisation du commerce sur les peuples du Sud. Elle regroupe des représentants d’associations environnementales, d’organisations paysannes, de groupements indigènes, d’associations de femmes, des acteurs de luttes locales face aux impacts de l’activité des multinationales (industries extractives en particulier) venant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Océanie.

Le 4 et 5 décembre la caravane était à Paris. Au programme : conférence de presse et ateliers-débat au Sénat (programme ici en .pdf et témoignages accessibles ici) le vendredi. Et le samedi : Flash-mob Climat avec de nombreuses interventions réclamant la justice climatique et rejetant les fausses solutions, manifestation avec les chômeurs et les précaires derrière une banderole « Urgence Climatique Justice Sociale » puis une rencontre fort intéressante, sous l’intitulé « Convergence des Luttes Migrations et Climat« , avec les délégués du Ministère de la Régularisation de tous les sans-Papiers.Des journées bien remplies pour témoigner des impacts directs des négociations commerciales et climatiques sur nos modes de vie et nos environnements.

Vidéo de Rue89 sur la manifestation contre le chômage :



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Etape parisienne de Caravane pour le Climat et la Justice Sociale

A l’occasion du sommet de l’OMC à Genève et le Sommet du Climat à Copenhague une caravane composée de trente-cinq représentants de mouvements sociaux du Sud, interpelle les pouvoirs publics et les citoyens sur le changement climatique et les conséquences de la libéralisation du commerce sur les peuples du Sud.

Cette délégation partira de Genève le 2 décembre au lendemain de la Conférence ministérielle de l’OMC, pour rallier Copenhague le 7 décembre et participer au Sommet des Nations unies sur le changement climatique. Elle regroupe des représentants d’associations environnementales, d’organisations paysannes, de groupements indigènes, d’associations de femmes, des acteurs de luttes locales face aux impacts de l’activité des multinationales (industries extractives en particulier) venant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Océanie.
Cette caravane entend témoigner des impacts directs des négociations commerciales et climatiques sur leurs modes de vie et leurs environnements.

Le 4 et 5 décembre la caravane s’arrêtera à Paris. La Confédération Paysanne, l’AITEC, les Verts et Attac France accueilleront la caravane le vendredi 4 décembre au Sénat.

Programme de la journée du vendredi 4 Décembre

Sénat – Palais de Luxembourg : 15 ter rue de Vaugirard 75006 Paris.

Conférence de presse : 10h30 - Salle Vaugirard en présence de :

Maxime Combes (Aitec-IPAM, co-animateur du collectif UCJS), Susan George (Attac France), Sina Davis Brown (Coordination des mouvements pour les droits et l’auto-détermination des peuples Maoris, Samoa), Alexandra Almeida (Accion Ecologica, Equateur), Alphonsine Nguba (Via Campesina, Confédération paysanne RDC Congo).

Tables rondes : Salle Monnerville

14 h30 – 15 h45 Agriculture et Souveraineté Alimentaire.

Avec Alphonsine Nguba de La Via Campesina,  RDC,  Jorge Galleano de La Allianca de campesinos, Paraguay, un représentant du réseau Semences paysannes et Jacques Muller, sénateur du Haut Rhin, groupe les Verts-EE.

16 h00 – 17 h30 Négociations Climatiques.

Avec Lucila Bettina Cruz Velazquez (Asamblea en Defensa de la Tierra y el Territorio, Mexique),  Maureen Santos, REBRIP (Brésil), Diego Cardona (Global Forest Coalition, Colombia), Christophe Aguiton (Attac France), un représentant des Amis de la Terre France, un représentant des Verts et Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Inscription et informations pour la journée du vendredi 4 décembre au 01 42 34 27 96

Pour le climat et la Justice Sociale : tous dans la rue le 5 décembre

novembre 26, 2009

Le Tract est ici. Toutes les initiatives du 5 et du 12 décembre répertoriées sont ici.

Peuples du Sud et du Nord, migrant-e-s, précaires, chômeur-se-s, salarié-e-s, faisons converger nos luttes pour la justice climatique !

A J-15 : multiplication des initiatives pour le climat et la justice sociale.

novembre 22, 2009

 

A quelques jours de l’ouverture du sommet de Copenhague (7 – 18 déc), les négociations sont dans l’impasse en raison des propositions très insuffisantes des pays industrialisés. Obama, Sarkozy, Merkel, Brown etc. ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Face à cela, les initiatives et mobilisations pour faire entendre nos voix et porter nos exigences afin d’obtenir un accord contraignant, juste et efficace, se multiplient.

A Paris, le collectif Urgence Climatique Justice Sociale, sous le slogan « C’est le système qu’il faut changer, pas le climat », appelle tou-te-s les citoyen-ne-s dans la rue le 5 décembre, à partir de 12h30, place René Cassin, Chatelet les Halles. Après la flash-mob à l’appel du collectif Ultimatum Climatique, des représentants de mouvements sociaux de pays du Sud engagés dans la caravane « du commerce au climat » de Genève à Copenhague, prendront la parole. Suivra une jonction avec la Marche contre la Précarité, le chômage et les licenciements (14h30 de Stalingrad à Place de Clichy) et une soirée festive de « convergence des luttes, migrations et climat », 14 rue Baudélique (Paris 18ème). Tract dispo ici.

D’autres manifestations ou initiatives de rue seront organisées à Chambéry, Montpellier, Nancy, Toulouse, etc… le 5 décembre et/ou le 12 décembre à Angers, Briançon, Caen, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Royan, St-Nazaire, Toulouse etc…

Le 12 Décembre, des centaines de personnes venant de France seront à Copenhague pour manifester pour le climat et la justice sociale (infos transports militants ici).

D’ici là des conférences et forums d’informations, des actions ou des concerts, organisés par des collectifs locaux auront lieu à Amiens, Angers, Argenteuil, Bayonne, Briançon, Caen, Chambéry, La Ciotat, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, St-Nazaire, Toulouse … ceux déjà organisés dans des dizaines de villes

Des vidéos des forums organisés à Paris le 24 octobre et à Bayonne les 6 et 7 novembre sont disponibles ici et ici.

Les interpellations des collectivités locales se multiplient : à Marseille et à Toulouse les collectifs locaux ont interpellé les collectivités locales sur leurs politiques et engagements face aux enjeux climatiques. Voir leurs courriers ici et ici.

Enfin, des villes comme celles d’Ifs (Calvados) (délibération du 9 novembre), appellent à signer la pétition Ultimatum Climatique et soutiennent l’appel Urgence Climatique Justice Sociale.

 

 » Il faut changer de système, pas de climat », un enjeu pour la gauche

novembre 19, 2009

Ce Mercredi 18 novembre, le collectif Urgence Climatique Justice Sociale (UCJS) avait invité les 8 partis partis ou mouvements de gauche – PS, Verts, PCF, PG,NPA, Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique et Objecteurs de Croissance – à répondre à 6 questions* et confronter leurs analyses et propositions. Cette discussion s’est faite au regard des exigences portées par notre collectif, aussi bien dans sa plate-forme que dans son dernier communiqué s’alarmant de l’impasse dans laquelle sont plongées les négociations à quelques semaines de l’ouverture du sommet de Copenhague.

Nous avons rappelé que les réponses à apporter à l’urgence climatique sont indissociables de la justice sociale, c’est-à-dire indissociables d’un projet de société mettant radicalement en question le système socialement injuste à l’origine de la catastrophe climatique annoncée.

Cette table-ronde, notamment animée par Jade Lidgaard, a été retransmise en direct sur Médiapart par la technique du live-blogging. Les principales vidéos et des photos sont disponibles ici.

* Vous trouverez à cette adresse, le dossier de presse remis ce mercredi, comprenant :
1 – La présentation de l’initiative ;
2 – La plate forme et les signataires de l’appel UCJS
3 – Notre communiqué de presse du 6 novembre, de Barcelone à Copenhague
4 – Les 6 questions pour l’urgence climatique et la justice sociale posées aux partis et mouvements de gauche.
5 – Les réponses écrites des Verts, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, Nouveau Parti Anticapitaliste, Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Association des Objecteurs de Croissance

Négociations, Agenda, coalitions et sites ressources

novembre 4, 2009

Voilà un document qui regroupe la plupart des informations disponibles… Il est destiné à être repris, complété, modifié…et largement diffusé. Il comporte des informations sur :

  1. l’état des négociations ;
  2. les collectifs et alliances existantes ;
  3. ce qu’il va se passer à Copenhague, du point de vue des mouvements sociaux et ONG ;
  4. des infos sur les initiatives d’ici Copenhague ;
  5. des infos pratiques à Copenhague ;
  6. quelques sites et liens ressources.

Ce document est accessible en version .pdf.ou en version .doc.