Articles Tagués ‘Climat’

Cancun entérine Copenhague

7 décembre 2010

Compte-tenu de l’urgence climatique – les émissions de gaz à effets de serre ont vraisemblablement augmenté de 3 % en 2010 – il n’y a qu’une seule façon d’évaluer un accord : permet-il de réduire drastiquement les émissions de GES ? A la lecture des deux textes issus des négociations de Cancun,  la COP-16 n’aura pas été à la hauteur des enjeux, alors que les espérances n’étaient déjà pas très élevées. Les engagements actuels, selon les prévisions des scientifiques, pourraient conduire à une augmentation de la température de plus de 4°C. Soit un véritable désastre pour de nombreux pays fortement vulnérables aux dérèglements climatiques (îles, zones côtières, régions avec peu de ressources hydriques, etc…).

Bienvenue à Cancun (© shtig)

A cette absence d’engagements suffisants, s’ajoute la remise en cause du seul instrument légalement contraignant actuel, le protocole de Kyoto. Le nouveau texte offre en effet de nombreux échappatoires aux pays désirant se dégager de leurs responsabilités. Présentées comme de véritables succès, les mises en place d’un fond vert pour le climat et d’un dispositif pour lutter contre la déforestation sont loin d’être satisfaisants. Par exemple, les sources de financement du fonds vert ne sont pas précisées, laissant la porte ouverte à une primauté de financements privés possiblement issus des marchés carbone. Ce fonds sera par ailleurs confié pour les trois prochaines années à la Banque Mondiale qui ne cesse d’accroître ses financements pour les projets d’extraction de pétrole. Le dispositif REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts) quant à lui ne reconnaît pas les droits des populations locales et en l’état sera surtout une opportunité pour des multinationales ou des Etats de financer des projets “verts” à moindre coût sans rien changer de leurs émissions.

Au final, les Etats-Unis et la Chine sont les grands gagnants de cet accord, leurs exigences ayant toutes été respectées. Les Etats-Unis ne s’engagent sur rien de contraignant. La Chine ne verra aucun contrôle international sur ses politiques nationales. Une fois de plus, les réalités géopolitiques et économiques ont largement déterminé le résultat de ces négociations. Preuve en est qu’on ne sauvera pas le climat sans changer le système.

Ci-dessous un recueil de textes et de communiqués.

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Sur les négociations :

Sur les mobilisations :

Vidéos sur les mobilisations :

L’assemblée des peuples

La marche à Mexico du 30 novembre

Les caravanes

Retour sur Cancon

6 décembre 2010

Dans le cadre de l’appel du mouvement paysan international « Via Campesina » visant à organiser «Mille Cancún» dans le monde, un rassemblement citoyen a été organisé le samedi 4 décembre à Cancon, dans le Lot-et-Garonne, avec au programme tables rondes et un village alternatif présentant les alternatives concrètes. Retours sur l’initiative :

Qu’attendre de Cancun ?

29 novembre 2010

Un an après le résultat de Copenhague, une nouvelle Conférence des Parties (COP-16) sur les négociations climatiques va s’ouvrir à Cancun, paradis des fausses solutions urbaines et créée de zéro voilà presque 40 ans : destructions de mangroves, constructions en bord de mer, ville quasi uniquement desservie par l’aéroport, absence de transports en commun, etc…

Ici seront répertoriées quelques-uns des documents et communiqués sur les attentes, revendications et exigences des mouvements sociaux et environnementaux à la veille de ce nouveau sommet.

Mille Cancun… pour mille solutions !

28 novembre 2010

1000 Cancun ». Mille protestations. Mille actions parallèles. Mille solutions. C’est ainsi que la Via Campesina présente son appel à multiplier les initiatives décentralisées à l’occasion du sommet de Cancun sur le changement climatique (29 nov – 10 déc). (Voir cette interview pour plus d’informations).

En France, de nombreuses initiatives sont prévues. En voici quelques-unes :

  • A Cancon (Lot-et-Garonne), le samedi 4 décembre, pour une transition écologique et sociale, voir ici ;
  • A Aix-les-Bains le samedi 4 décembre, pour une projection-débat, voir ici ;
  • A Paris, le samedi 4 décembre, vélorution de la Bastille à Montparnasse, voir ici.
  • A Paris, le mercredi 8 décembre pour un duplex avec Cancun, voir ici ;
  • A Riom, le mercredi 8 décembre, pour une projection du film “Villes en transition”, voir ici ;
  • A Clermont-Ferrand, le 10 décembre, pour une rencontre-débat, voir ici.

Egalement au programme, le mardi 14 décembre à Paris cette soirée bilan de Cancun.

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N’hésitez pas à nous informer d’autres initiatives en nous écrivant (voir ici)

De Cancon à Cancun, pour une transition écologique et sociale

24 novembre 2010

Dans le cadre de l’appel du mouvement paysan international « Via Campesina » visant à organiser «Mille Cancún» dans le monde, un rassemblement citoyen massif sera organisé le samedi 4 décembre, de midi à minuit, à Cancon, dans le Lot-et-Garonne (voir l’appel ici et le dossier de presse).

Au programme, tables rondes, ateliers et débats pour aborder la question du changement climatique du point de vue des mouvements locaux. Un village alternatif sera installé avec stands et expositions présentant les alternatives portées au quotidien par des milliers d’individus, d’associations et de collectivités territoriales dans le domaine de l’habitat, de l’énergie, de l’agriculture, des transports… Animations musicales, théâtre de rue, repas et concerts rythmeront cette journée, et en feront un rassemblement coloré et festif. Un duplex aura également lieu en début de soirée avec les militant(e)s présents à Cancún, pour faire le point sur les négociations et les mobilisations des mouvements sociaux rassemblés au Mexique. (informations pratiques à retrouver ici ou ici)

Parce que de Cancon à Cancún, ce n’est pas le climat qui doit changer, c’est le système ! Un véritable mouvement citoyen international est en train d’émerger. Il entend peser sur les négociations. Les organisations, collectifs et individus qui le composent défendent l’idée qu’au delà du cadre international des négociations, le changement climatique est une problématique vécue au quotidien localement, partout dans le monde. De nombreuses luttes relatives au changement climatique et au système qui en est responsable se construisent dans les communautés locales, notamment en résistance à des projets d’infrastructure (LGV, aéroport, centrale nucléaire…), ou en proposant des alternatives concrètes dans de nombreux domaines : agriculture, transports, énergie, construction, industrie, finance, travail, consommation, aménagement du territoire…

DE CANCON À CANCÚN

Tandis que l’ONU se réunit à Cancún, les mouvements sociaux et citoyens se retrouvent à Cancon (Lot-et-Garonne) le samedi 4 décembre prochain.

Du 29 novembre au 10 décembre, à Cancún, l’ONU tentera de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l’échec du sommet de Copenhague. Face à l’incapacité des gouvernements d’arriver à un accord ambitieux et véritablement contraignant, la société civile se mobilise. A Copenhague en 2009, le contre sommet avait réuni plus de 50 000 personnes. A Cochabamba en avril 2010, en réponse à l’appel du gouvernement bolivien, ce sont 30 000 personnes qui se sont retrouvées. Ce dernier rendez-vous a permis de formuler un ensemble de propositions qui se retrouvent aujourd’hui sur la table des négociations à Cancún.

Un véritable mouvement citoyen international est en train d’émerger. Il entend peser sur les négociations. Les organisations, collectifs et individus qui le composent défendent l’idée qu’au delà du cadre international des négociations, le changement climatique est une problématique vécue au quotidien localement, partout dans le monde. De nombreuses luttes relatives au changement climatique et au système qui en est responsable se construisent dans les communautés locales, notamment en résistance à des projets d’infrastructure (LGV, aéroport, centrale nucléaire…), ou en proposant des alternatives concrètes dans de nombreux domaines : agriculture, transports, énergie, construction, industrie, finance, travail, consommation, aménagement du territoire…

Le mouvement paysan international « Via Campesina » a lancé un appel pour l’organisation de «Mille
Cancún» dans le monde.

En réponse à cet appel, nos organisations appellent à un rassemblement citoyen massif de midi à minuit à Cancon, dans le Lot-et-Garonne le samedi 4 décembre.

Au programme, tables rondes, ateliers et débats pour aborder la question du changement climatique du point de vue des mouvements locaux.

Un village alternatif sera installé avec stands et expositions présentant les alternatives portées au quotidien par des milliers d’individus, d’associations et de collectivités territoriales dans le domaine de l’habitat, de l’énergie, de l’agriculture, des transports…

Animations musicales, théâtre de rue, repas et concerts rythmeront cette journée, et en feront un rassemblement coloré et festif.

Un duplex aura lieu en début de soirée avec les militant(e)s présents à Cancún, pour faire le point sur les négociations et les mobilisations des mouvements sociaux rassemblés au Mexique.

Parce que de Cancon à Cancún, ce n’est pas le climat qui doit changer, c’est le système !

De Nagoya à Cancun, des initiatives citoyennes innovantes

6 novembre 2010

La dixième conférence de l’ONU sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya du 18 au 29 octobre avait pour objectif de prendre des décisions pour faire face à l’effondrement de la biodiversité biologique à l’échelle de la planète. Au final, le bilan est mitigé. Comme le fait le collectif Biopiraterie dans cette analyse, on peut à la fois saluer la validation d’un protocole sur l’accès et le partage des avantages tirés de la biodiversité, tout en regrettant que ce protocole ne prévoit pas vraiment de dispositif contraignant pour tenir compte du droit des populations locales. Par ailleurs, si un moratoire mondial a été acté sur la géoingéniérie (voir ce communiqué en espagnol d’Ecologistas en Accion), la propriété intellectuelle sur les végétaux n’a pas été remise en cause. Enfin, la conférence s’est appuyé  sur le rapport «Économie des écosystèmes et de la biodiversité» piloté par Pavan Sukhdev qui préconise, pour «sauver» la biodiversité, l’évaluation des «services environnementaux» rendus par la nature et la fixation d’un prix permettant de les gérer avec des «financements innovants» (voir ce communiqué d’Attac France). Ce qui fait dire à George Monbiot que “l’accord pour sauver la nature n’est jamais arrivé” (voir son article en anglais)

Alors que la biodiversité est un bien commun, la mise en place de mécanismes de marché, qui font preuve de leur inefficacité et dangerosité dans le cas du climat, serait un pas de plus vers la privatisation et la financiarisation de la diversité biologique (voir cette tribune de Sylvain Angerand et Fabrice Nicollino). A Cancun (Mexique) (29 nov – 10 déc), prochaine conférence sur le climat, le mécanisme REDD (Réduction des Emissions dues à la Déforestation et la Dégradation forestière) pourrait faire entrer les forêts dans les marchés carbone.

Face à ces risques et au fait qu’il y a très peu de chances d’obtenir à Cancun un accord à la hauteur des enjeux, juste et contraignant, il est décisif de “transformer les négociations climatiques” comme le propose Alberto Gomez de la Via Campesina dans cette interview. Pour cela, en alliance avec de nombreux mouvements, et notamment l’Assemblée Nationale des Affectés Environnementaux, la Via Campesina organise des caravanes internationales qui partiront de différentes villes du Mexique et se rendront à Cancun pour “rendre visibles les luttes que nous menons contre les activités minières, contre la pollution de l’eau, contre les grands barrages” (voir les dates et itinéraires). Des caravanes similaires devraient également partir du Pérou et de la Bolivie. A Cancun même, de multiples espaces citoyens pour débattre des vraies solutions seront organisés, ainsi que de nombreuses actions et manifestations pour faire entendre les voix de celles et ceux qui ne sont pas écoutés dans les arènes officielles.

Ce n’est pas tout. Devant l’extrême difficulté pour se rendre à Cancun (argent et visas), la Via Campesina a proposé d’organiser 1000 Cancun autour du 7 décembre sur toute la planète. Cette proposition a été reprise par de nombreuses organisations et réseaux. En France, plusieurs initiatives sont sur les rails. Notamment, le samedi 4 décembre, à l’initiative d’Attac, les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne et Bizi!, un rassemblement d’une journée à Cancon (Lot-et-Garonne) ayant pour objectif de visibiliser les alternatives et luttes locales face aux dérèglements climatiques (voir l’appel pour plus de précisions). Une réunion publique sera également organisée à Paris le 8 décembre en soirée avec un duplex depuis Cancun. A l’échelle européenne, une assemblée pour la justice climatique aura lieu à Bruxelles du 26 au 29 novembre 2010 (voir l’appel ici) avec une manifestation le dimanche 28 pour “chanter pour le climat“. Et vous pouvez retrouver de nombreuses alternatives concrètes locales faisant face aux défis climatiques et environnementaux sur le site d’Alter-Echos.

A noter également que de nombreuses réunions publiques seront organisées d’ici Cancun, comme ici à Rouen (présentation du collectif). Ou encore cette initiative les 5 et 6 novembre à Genève du CETIM sur la question “A qui appartiennent les richesses naturelles ?” qui revient en particulier sur la proposition Yasuni-ITT visant à laisser du pétrole sous terre à condition d’une compensation financière internationale (à ce sujet, voir également cette tribune des Amis de la Terre qui précise que c’est un projet “tout sauf simple“).

Retour sur la semaine d’action du 10 au 17 octobre…

6 novembre 2010

Du 10 au 17 octobre, s’est tenue une semaine internationale d’actions pour la justice climatique. Revenons sur quelques initiatives, en vidéo et en photos.

Au Royaume-Uni, une des plus grandes raffineries du pays a été bloquée par des centaines d’activistes à l’appel du groupe Crude Awakening toute la journée du samedi 16 Octobre. Voir l’article de la BBC et celui d’indymédia. Voir la superbe vidéo qui a été réalisée :

En écho à l’appel ARRET TOTAL du Camp Climat, une action de blocage d’une station-essence Total s’est déroulée le 15 Octobre à Paris. Voir la vidéo :

L’ensemble des initiatives se retrouvant dans l’appel lancé par Climate Justice Action se retrouvent indiquées sur cette page.

A Bayonne, organisé par le collectif Bizi!, et ce malgré les conditions météorologiques, le village Alternatiba, “village de transition vers le monde de demain” a reçu la visite de plusieurs milliers de personnes. Voir des photos ici et ici.

Vous pouvez aussi retrouver sur le site du collectif contre l’irradiation des aliments les informations relatives à l’initiative organisée à Paris, et sur le site de Combat Monsanto le bilan des initiatives prises le 16 octobre en France, journée mondiale d’action contre Monsanto et les OGM.

Plus loin, à Quito (Equateur), une manifestation conjointe du Forum Social Mondial des Migrations et du Congrès de la CLOC-Via Campesina (compte-rendu ici) a été organisée le 12 Octobre pour « des droits pour toutes et tous, une citoyenneté universelle, la souveraineté alimentaire et la réforme agraire ». Cette journée, supposée être l’anniversaire de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, a été réappropriée par les mouvements indigènes pour en faire une  journée en défense d’Abya Yala (désignation indigène de la « Mère nourricière »). La vidéo suivant explique les relations entre luttes paysannes et droits des migrants, les deux étant très liés aux dérèglements climatiques :

Des négociations qui progressent, des camps climat qui se succèdent

10 août 2010

Du 2 au 6 août, une troisième rencontre était organisée à Bonn pour préparer le prochain sommet sur les changements climatiques à Cancun (29 novembre – 11 décembre). Si la précédente rencontre de début juin avait été assez catastrophique, il semblerait que celle-ci soit un bon cru. Les pays dits “développés” semblent avoir été renvoyés dans les cordes à force de vouloir faire du calamiteux “accord” de Copenhague l’alpha et l’omega des négociations.

Ainsi, la Bolivie se félicite d’avoir pu intégrer dans le principal texte de négociations les principales exigences portées par l’accord des peuples de Cochabamba : réduction de 50 % des émissions de GES pour la seconde échéance du protocole de Kyoto (2013-2017), la référence à 1°C d’augmentation maximale et à la limite de 300 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la proposition d’un Tribunal International Climatique et celle de consacrer 6 % du PIB mondial à la lutte contre le changement climatique. Est également indiqué le principe de l’« espace carbone », qui demande que les droits d’émission de CO2 soient limités mondialement et répartis entre les pays proportionnellement à leurs besoins de développement ou, a contrario, à leur responsabilité historique dans la pollution de l’atmosphère (voir l’article de l’Humanité).
Rien n’est décidé à ce stade et ces références ne sont que des options parmi d’autres. Sans une véritable mobilisation populaire, capable de peser sur les choix que feront les gouvernements à l’automne, il est peu vraisemblable que les propositions les plus abouties soient retenues. A ce titre, l’appel à des mobilisations pour la semaine du 10 au 17 octobre prend tout son sens. Ainsi que l’appel de la Via Campesina à réaliser 1000 Cancuns partout dans le monde pendant les négociations de décembre !

En été, les camps climat prospèrent.

Camp climat à Harfleur (photo Daniel Maunoury)

Sur le slogan “changer le système pas le climat“, quelques centaines de militants se sont retrouvés du 22 juillet au 1er août à Harfleur, estuaire de la Seine, pour participer au Camp Action Climat français 2010. Après un premier Camp en août 2009 contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il s’agissait de dire STOP au groupe pétrolier TOTAL, un des premiers émetteurs de gaz à effets de serre en France et “symbole international des grandes sociétés sans scrupules, exploitant et détruisant sans limites et dont les activités et les pratiques iniques mettent en péril le climat, les milieux naturels, les populations et vont à l’encontre du bien commun de l’humanité” (plus d’infos ici). Expérimentant un lieu de vie temporaire, autogéré et avec une empreinte écologique minimum (cuisine végétarienne, toilettes sèches, énergie solaire et éolienne…), les activistes présents ont également bloqué durant 4h l’approvisionnement en blé d’une usine d’agrocarburants² (voir ici et ici ). Un appel à bloquer la raffinerie de Normandie le 16 octobre prochain a également été lancé.

Total, dans la Région du Havre

D’autres camps climat en Europe sont programmés (voir le calendrier ici). Quelques infos qui nous sont parvenues :
- en Suède, plus d’une centains d’activistes se sont retrouvés au nord de Stockholm du 2 au 8 août, où ils ont notamment organisé une action de solidarité envers les activistes écologistes russes attaqués par l’extrême-droite ;
- en Belgique, une centaine d’activistes issus du camp climat ont bloqué la partie transport de marchandises de l’aéroport de Liège pour dénoncer les “crimes commis par l’aviation et notamment le transport international de nourriture“. Voir ici.
- Au Royaume-Uni, et alors que le gouvernement britannique a annoncé l’abandon de l’extension de l’aéroport d’Heathrow, le camp climat aura lieu du 21 au 24 août à Edinburgh et aura pour cible la Royal Bank of Scotland, “l’un des plus importants investisseurs de la planète dans le pétrole, le gaz et le charbon”. Voir cette vidéo de 3 minutes qui annoncent le camp climat. Plus d’informations ici.

A noter également :

- alors que la raffinerie des Flandres a été redémarrée suite à la mobilisation des salariés et à une décision de justice favorable, nous rappelons l’existence de cet appel, publié courant mars, qui demandait la préservation des collectifs de travail pour les 5 prochaines années, nécessitant son redémarrage, et le lancement d’un processus de reconversion écologiquement soutenable ; il est plus que jamais d’actualité ;
- une action de Bizi ! qui a réuni plus de cent personnes ce 1er août à midi pendant les fêtes de Bayonne pour appeler à la journée de mobilisation du dimanche 10 octobre 2010, autour de la revendication de baisse de 10 % des gaz à effet de serre dès 2010.

Action de Bizi ! appelant à la journée du 10 octobre 2010

Après Bonn, construisons des pistes alternatives…

15 juin 2010

 

Il n’y a pas grand-chose à retenir de la rencontre intermédiaire de Bonn (19 mai – 11 juin). Comme souvent, Yvo de Boer a résumé la situation : “Je ne pense pas que le processus puisse aboutir, dans les dix ans à venir, à des objectifs de réduction adaptés”. La copie des pays développés est à revoir. Actuellement, la compilation des objectifs qu’ils ont annoncés mène à une fourchette de réduction de -12% à -18% pour 2020, par rapport à 1990. Ils espéraient acheter les pays pauvres en promettant 30 milliards de dollars de financements rapides à Copenhague : ils n’arrivent pas à les verser et il apparait que la majeure partie de cet argent est de l’aide au développement recyclée.  D’autre part, ces sommes seraient principalement dédiées à la réduction des émissions des pays émergents plutôt qu’aux pays pauvres.



 

S’ajoutent les velléités des pays développés visant à faire de l’accord de Copenhague la base de toute négociation au détriment d’une suite contraignante au protocole de Kyoto. Ainsi que leurs initiatives pour diminuer au maximum leurs réductions domestiques (REDD+ lié aux mécanismes de compensation ; querelle concernant la prise en compte du carbone stocké dans les  forêts des pays riches, LULUCF). Dans le même temps, les pays en développement, Chine en tête, ne sont pas porteurs de propositions alternatives radicales visant à transformer sérieusement les modèles de production et de consommation de nos sociétés pour les rendre véritablement conciliables avec la préservation des écosystèmes dans lesquels nous vivons.

 

Hormis la Bolivie, et quelques autres, s‘appuyant sur l’accord des peuples de Cochabamba – dont les préconisations sont d’ailleurs marginalisées dans les textes des négociations officielles (1) – trop rares sont les propositions en rupture avec le modèle dominant. Si ce n’est dans les manifestations…et initiatives des associations au ONG impliqués dans la mouvance Climate Justice Now.

  • Voir des diaporamas des mobilisations ici, ici et ici.

 

Dans les mois à venir, les initiatives citoyennes alternatives pour faire face efficacement aux dérèglements climatiques tout en faisant œuvre de justice sociale sont donc décisives (voir ici et ici). Des rendez-vous sont déjà fixés pour une semaine de mobilisations du 10 au 16 octobre et pour des initiatives décentralisées partout dans le monde pendant le sommet de Cancun (29 nov. 11 déc). Via Campesina appelle ainsi à réaliser 1000 Cancun (voir calendrier ici). En France, nous pouvons compter sur :

les 2, 3, et 4 juillet, le 10ème Rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, au lieu dit « Le LIMIMBOUT » – Tract de présentation ici.

22 juil – 1 août : Camp Climat au Havre, comme “premier port pétrolier et premier site industriel émetteur de gaz à effet de serre en France” ; voir le tract ici.

De nombreuses initiatives publiques, qui de Montreuil à Clermont en passant par Poitiers, sont organisées pour rester vigilants et proposer des pistes alternatives.Voir ici.

 

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(1) voir les pétitions électroniques des Amis de la Terre International ici et de la Bolivie ici.

qWo7@gaqYdPt

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