Archive pour la catégorie ‘France’

11 juin, manifestation internationale contre le nucléaire

7 juin 2011

Manifestation pour sortir du nucléaire

à Paris, le samedi 11 juin à 14h30,
à l’appel de la société civile japonaise
pour une journée d’action internationale.

Le 11 juin 2011, trois mois se seront écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la pollution continue. Des substances hautement radioactives se déversent toujours dans l’air et dans l’océan. Sortir du Nucléaire Paris, Attac France et Echo Echanges ONG France Japon se joignent pour inviter les citoyens, associations, syndicats et partis politiques à protester contre l’industrie nucléaire et ses mensonges couverts par les autorités, et demander la sortie du nucléaire. La manifestation partira à 14h30 de la Place de la République pour rejoindre l’Hôtel de Ville. La deuxième partie de l’événement commencera à 16h sur le Parvis où des prises de paroles et des concerts se succèderont. L’événement prendra fin à 20h après un concert final.

En France, une catastrophe peut survenir à chaque instant. Alors que les principaux arguments pro-nucléaires sont contredits par la réalité et que les avantages du nucléaire sont illusoires, le gouvernement français continue de faire courir un risque insensé à la population. Pourtant, les scénarios de sortie exploitant les énergies renouvelables existent. Il suffit d’une volonté politique, à l’instar d’autre pays européens tels l’Allemagne ou la Suisse, pour les mettre en œuvre et créer par la même occasion de nombreux emplois non délocalisables. En s’entêtant, les autorités nationales compromettent notre avenir en faisant le choix passéiste d’une industrie dangereuse, déjà obsolète, et socialement très coûteuse.

Cette manifestation sera l’occasion d’exiger des pouvoirs publics l’établissement de procédures démocratiques associant syndicats et organisations citoyennes pour la définition du programme de fermeture progressive des centrales et de leur démantèlement.

Signataires et tract disponibles ici.


Gaz de schiste : “une petite loi”

18 mai 2011

Le 11 mai dernier, l’Assemblée Nationale a voté une loi qui n’abroge pas les permis délivrés et qui autorise la fracturation hydraulique pour l’expérimentation. Raison pour laquelle la coordination nationale des collectifs contre les gaz et huiles de schiste considèrent que cette loi est une “petite loi et “appelle à la poursuite et à l’amplification de la mobilisation des citoyens et des élus locaux” pour obtenir l’abrogation des permis.

Retrouver le communiqué de la coordination ici.

Pour rejoindre ou contacter un collectif, en voici la carte où leurs coordonnées sont disponibles.

Gaz et huiles de schiste : trois journées de mobilisation !

13 avril 2011

Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,

Les collectifs contre les explorations de gaz et d’huile de schiste annoncent trois jours de mobilisations contre les prospections

La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.

Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l’examen en urgence d’un projet de loi.

Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l’abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l’abandon de tous les permis en attente de signature.

Le weekend des 15, 16 et 17 avril sera l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste.

Les dates et lieux des mobilisations en France sont consultables ici.

La carte des mobilisations est ici.

 

Capitalisme, par où la sortie ? forum de Bizi !

12 avril 2011

Du 15 avril au 1er mai, Bizi ! organise un forum itinérant (Hasparren, Espelette, Hendaye, Bayonne, Mauléon) intitulé “Capitalisme par où la sortie”. Conférences, projections, soirées, manifestation festive le 1er mai mettront en débat et en lien mobilisations concrètes, alternatives et réflexions sur la signification et les voies de sortie du capitalisme vers une société démocratique, juste socialement et soutenable sur le plan écologique. Parmi les invités, Gus Massiah, José Bové ou Paul Ariès.

Le programme et toutes les informations pratiques sont accessibles ici.

« No gazaran » : la mobilisation contre les gaz de schiste s’amplifie

1 mars 2011

De 10000 à 20000 personnes ont manifesté le 26 février à Villeneuve-de-Berg (Ardèche). Deux mois à peine après les premières réunions d’information, c’est une foule impressionnante qui s’est déplacée pour la première manifestation nationale contre l’exploitation du gaz de schiste. Ni dans le sud-Ardèche, ni ailleurs. « No gazaran », « Pas la peine d’in-schister », « Sarko-schiste, dégage ! », « Que ma montagne est belle sans gaz de schiste » sont quelques-uns des slogans lancés lors de ce rassemblement haut en couleur.

La mobilisation contre l’extraction du gaz de schiste prend de l’ampleur, et la résistance s’organise : actions non-violentes, procédures juridiques pour annuler les permis d’exploration, campement sur les sites concernés et grand rassemblement citoyen sont en projet. Avec un objectif : au-delà des problèmes posés par le gaz de schiste, engager un débat sur l’avenir énergétique de nos sociétés.

Reportages plus complets :

Pétition à signer : Gaz de schiste, non merci !

Gasland à visionner : ici.

Gaz de schiste non merci !

23 janvier 2011

Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français  a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste. Pour ce qui concerne le gaz de schiste, trois permis d’exploration ont été délivrés en mars dernier par le ministère de l’Environnement. Ces trois permis dits de Montélimar, Nant (dans l’Aveyron) et Villeneuve-de-Berg (dans l’Ardèche), offrent un terrain de prospection de plus de 9.600 km² des entreprises comme Total ou Schuepbach Energy. Par ailleurs, l’entreprise Toréador dispose de permis d’exploration de pétrole de schiste en Seine-et-Marne, sur une surface de 420.000 hectares.

Le gaz de schiste est du gaz naturel enfermé en petite quantité dans des schistes, roches et sédiments argileux. La hausse du prix des hydrocarbures a rendu son exploitation rentable. Pour être extrait, ce gaz nécessite l’utilisation de deux techniques : le forage horizontal et la fracturation hydraulique. Au bout d’un puits vertical, le forage devient horizontal. De grandes quantités d’eaux, entre 15000 et 20000 m3, agrémentées de très nombreux produits chimiques et de sable, doivent être injectées pour disloquer la roche et libérer ainsi le gaz, ensuite récupéré. A la surface, ce sont des centaines de camions-citerne pour acheminer l’eau ou évacuer le gas qui transitent quotidiennement sur des routes élargies ou nouvellement construites. (plus de précisions ici ou ici)

Parfois présenté comme l’après-pétrole, les gaz de schiste ont profondément transformé la situation énergétique des Etats-Unis. Mais après dix ans d’extraction, y sont observées des pollutions massives de nappes phréatiques et de l’air et destruction des paysages et de milieux naturels en raison des très nombreux puits forés, etc. (voir ici pour les risques). Raisons pour lesquelles une pétition a été lancée pour exiger un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français :

Voici la carte nationale des collectifs contre les gaz et huiles de schiste.

Retour sur Cancon

6 décembre 2010

Dans le cadre de l’appel du mouvement paysan international « Via Campesina » visant à organiser «Mille Cancún» dans le monde, un rassemblement citoyen a été organisé le samedi 4 décembre à Cancon, dans le Lot-et-Garonne, avec au programme tables rondes et un village alternatif présentant les alternatives concrètes. Retours sur l’initiative :

Mille Cancun… pour mille solutions !

28 novembre 2010

1000 Cancun ». Mille protestations. Mille actions parallèles. Mille solutions. C’est ainsi que la Via Campesina présente son appel à multiplier les initiatives décentralisées à l’occasion du sommet de Cancun sur le changement climatique (29 nov – 10 déc). (Voir cette interview pour plus d’informations).

En France, de nombreuses initiatives sont prévues. En voici quelques-unes :

  • A Cancon (Lot-et-Garonne), le samedi 4 décembre, pour une transition écologique et sociale, voir ici ;
  • A Aix-les-Bains le samedi 4 décembre, pour une projection-débat, voir ici ;
  • A Paris, le samedi 4 décembre, vélorution de la Bastille à Montparnasse, voir ici.
  • A Paris, le mercredi 8 décembre pour un duplex avec Cancun, voir ici ;
  • A Riom, le mercredi 8 décembre, pour une projection du film “Villes en transition”, voir ici ;
  • A Clermont-Ferrand, le 10 décembre, pour une rencontre-débat, voir ici.

Egalement au programme, le mardi 14 décembre à Paris cette soirée bilan de Cancun.

—————–

N’hésitez pas à nous informer d’autres initiatives en nous écrivant (voir ici)

De Cancon à Cancun, pour une transition écologique et sociale

24 novembre 2010

Dans le cadre de l’appel du mouvement paysan international « Via Campesina » visant à organiser «Mille Cancún» dans le monde, un rassemblement citoyen massif sera organisé le samedi 4 décembre, de midi à minuit, à Cancon, dans le Lot-et-Garonne (voir l’appel ici et le dossier de presse).

Au programme, tables rondes, ateliers et débats pour aborder la question du changement climatique du point de vue des mouvements locaux. Un village alternatif sera installé avec stands et expositions présentant les alternatives portées au quotidien par des milliers d’individus, d’associations et de collectivités territoriales dans le domaine de l’habitat, de l’énergie, de l’agriculture, des transports… Animations musicales, théâtre de rue, repas et concerts rythmeront cette journée, et en feront un rassemblement coloré et festif. Un duplex aura également lieu en début de soirée avec les militant(e)s présents à Cancún, pour faire le point sur les négociations et les mobilisations des mouvements sociaux rassemblés au Mexique. (informations pratiques à retrouver ici ou ici)

Parce que de Cancon à Cancún, ce n’est pas le climat qui doit changer, c’est le système ! Un véritable mouvement citoyen international est en train d’émerger. Il entend peser sur les négociations. Les organisations, collectifs et individus qui le composent défendent l’idée qu’au delà du cadre international des négociations, le changement climatique est une problématique vécue au quotidien localement, partout dans le monde. De nombreuses luttes relatives au changement climatique et au système qui en est responsable se construisent dans les communautés locales, notamment en résistance à des projets d’infrastructure (LGV, aéroport, centrale nucléaire…), ou en proposant des alternatives concrètes dans de nombreux domaines : agriculture, transports, énergie, construction, industrie, finance, travail, consommation, aménagement du territoire…

DE CANCON À CANCÚN

Tandis que l’ONU se réunit à Cancún, les mouvements sociaux et citoyens se retrouvent à Cancon (Lot-et-Garonne) le samedi 4 décembre prochain.

Du 29 novembre au 10 décembre, à Cancún, l’ONU tentera de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l’échec du sommet de Copenhague. Face à l’incapacité des gouvernements d’arriver à un accord ambitieux et véritablement contraignant, la société civile se mobilise. A Copenhague en 2009, le contre sommet avait réuni plus de 50 000 personnes. A Cochabamba en avril 2010, en réponse à l’appel du gouvernement bolivien, ce sont 30 000 personnes qui se sont retrouvées. Ce dernier rendez-vous a permis de formuler un ensemble de propositions qui se retrouvent aujourd’hui sur la table des négociations à Cancún.

Un véritable mouvement citoyen international est en train d’émerger. Il entend peser sur les négociations. Les organisations, collectifs et individus qui le composent défendent l’idée qu’au delà du cadre international des négociations, le changement climatique est une problématique vécue au quotidien localement, partout dans le monde. De nombreuses luttes relatives au changement climatique et au système qui en est responsable se construisent dans les communautés locales, notamment en résistance à des projets d’infrastructure (LGV, aéroport, centrale nucléaire…), ou en proposant des alternatives concrètes dans de nombreux domaines : agriculture, transports, énergie, construction, industrie, finance, travail, consommation, aménagement du territoire…

Le mouvement paysan international « Via Campesina » a lancé un appel pour l’organisation de «Mille
Cancún» dans le monde.

En réponse à cet appel, nos organisations appellent à un rassemblement citoyen massif de midi à minuit à Cancon, dans le Lot-et-Garonne le samedi 4 décembre.

Au programme, tables rondes, ateliers et débats pour aborder la question du changement climatique du point de vue des mouvements locaux.

Un village alternatif sera installé avec stands et expositions présentant les alternatives portées au quotidien par des milliers d’individus, d’associations et de collectivités territoriales dans le domaine de l’habitat, de l’énergie, de l’agriculture, des transports…

Animations musicales, théâtre de rue, repas et concerts rythmeront cette journée, et en feront un rassemblement coloré et festif.

Un duplex aura lieu en début de soirée avec les militant(e)s présents à Cancún, pour faire le point sur les négociations et les mobilisations des mouvements sociaux rassemblés au Mexique.

Parce que de Cancon à Cancún, ce n’est pas le climat qui doit changer, c’est le système !

De Nagoya à Cancun, des initiatives citoyennes innovantes

6 novembre 2010

La dixième conférence de l’ONU sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya du 18 au 29 octobre avait pour objectif de prendre des décisions pour faire face à l’effondrement de la biodiversité biologique à l’échelle de la planète. Au final, le bilan est mitigé. Comme le fait le collectif Biopiraterie dans cette analyse, on peut à la fois saluer la validation d’un protocole sur l’accès et le partage des avantages tirés de la biodiversité, tout en regrettant que ce protocole ne prévoit pas vraiment de dispositif contraignant pour tenir compte du droit des populations locales. Par ailleurs, si un moratoire mondial a été acté sur la géoingéniérie (voir ce communiqué en espagnol d’Ecologistas en Accion), la propriété intellectuelle sur les végétaux n’a pas été remise en cause. Enfin, la conférence s’est appuyé  sur le rapport «Économie des écosystèmes et de la biodiversité» piloté par Pavan Sukhdev qui préconise, pour «sauver» la biodiversité, l’évaluation des «services environnementaux» rendus par la nature et la fixation d’un prix permettant de les gérer avec des «financements innovants» (voir ce communiqué d’Attac France). Ce qui fait dire à George Monbiot que “l’accord pour sauver la nature n’est jamais arrivé” (voir son article en anglais)

Alors que la biodiversité est un bien commun, la mise en place de mécanismes de marché, qui font preuve de leur inefficacité et dangerosité dans le cas du climat, serait un pas de plus vers la privatisation et la financiarisation de la diversité biologique (voir cette tribune de Sylvain Angerand et Fabrice Nicollino). A Cancun (Mexique) (29 nov – 10 déc), prochaine conférence sur le climat, le mécanisme REDD (Réduction des Emissions dues à la Déforestation et la Dégradation forestière) pourrait faire entrer les forêts dans les marchés carbone.

Face à ces risques et au fait qu’il y a très peu de chances d’obtenir à Cancun un accord à la hauteur des enjeux, juste et contraignant, il est décisif de “transformer les négociations climatiques” comme le propose Alberto Gomez de la Via Campesina dans cette interview. Pour cela, en alliance avec de nombreux mouvements, et notamment l’Assemblée Nationale des Affectés Environnementaux, la Via Campesina organise des caravanes internationales qui partiront de différentes villes du Mexique et se rendront à Cancun pour “rendre visibles les luttes que nous menons contre les activités minières, contre la pollution de l’eau, contre les grands barrages” (voir les dates et itinéraires). Des caravanes similaires devraient également partir du Pérou et de la Bolivie. A Cancun même, de multiples espaces citoyens pour débattre des vraies solutions seront organisés, ainsi que de nombreuses actions et manifestations pour faire entendre les voix de celles et ceux qui ne sont pas écoutés dans les arènes officielles.

Ce n’est pas tout. Devant l’extrême difficulté pour se rendre à Cancun (argent et visas), la Via Campesina a proposé d’organiser 1000 Cancun autour du 7 décembre sur toute la planète. Cette proposition a été reprise par de nombreuses organisations et réseaux. En France, plusieurs initiatives sont sur les rails. Notamment, le samedi 4 décembre, à l’initiative d’Attac, les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne et Bizi!, un rassemblement d’une journée à Cancon (Lot-et-Garonne) ayant pour objectif de visibiliser les alternatives et luttes locales face aux dérèglements climatiques (voir l’appel pour plus de précisions). Une réunion publique sera également organisée à Paris le 8 décembre en soirée avec un duplex depuis Cancun. A l’échelle européenne, une assemblée pour la justice climatique aura lieu à Bruxelles du 26 au 29 novembre 2010 (voir l’appel ici) avec une manifestation le dimanche 28 pour “chanter pour le climat“. Et vous pouvez retrouver de nombreuses alternatives concrètes locales faisant face aux défis climatiques et environnementaux sur le site d’Alter-Echos.

A noter également que de nombreuses réunions publiques seront organisées d’ici Cancun, comme ici à Rouen (présentation du collectif). Ou encore cette initiative les 5 et 6 novembre à Genève du CETIM sur la question “A qui appartiennent les richesses naturelles ?” qui revient en particulier sur la proposition Yasuni-ITT visant à laisser du pétrole sous terre à condition d’une compensation financière internationale (à ce sujet, voir également cette tribune des Amis de la Terre qui précise que c’est un projet “tout sauf simple“).


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